Un caprice pour un « Transfigurateur »

Une visite à Charenton Scène II, représentée, pour la première fois, sur le Théâtre des Variété, le 24 juin 1818. Auteur(s) : Durieu, Gersin (N.), Simon (Henri) et Carmouche (Frédéric).

Dans cette scène Monsieur Doucet un bourgeois de Paris raconte à monsieur Bontems directeur d’une troupe de Comédie la raison de sa dispute avec sa femme Eulalie.

Bontems.

Mais qui a pu donner lieu à une telle séparation ?

Doucet.

Un joujou à la mode, Monsieur, une maudite lunette avec laquelle on ne voit pas plus loin que son nez.

Bontems.

Vraiment ?

Doucet.

Vraiment.

Air : Contentons-nous d’une simple,etc.

Vous connaissez ce nouveau télescope

Qui du beau sexe est partout la fureur ;

J’offre à ma femme un kaleidoscope,

Mais elle veut un transfigurateur.

J’en fais l’emplette, et pourtant cet hommage

Ne fait, hélas qu’accroitre son humeur.

Pour dissiper les ennuis du ménage,

Elle voulait un multiplicateur.  

Bontems.

Un multiplicateur ?

Doucet.

Oui, Monsieur, vous sentez bien que je n’étais pas homme à me prêter à de pareils caprices… Elle tint bon, je ne cédai pas, et elle m’en fit voir de toutes les couleurs.

Bontems.

C’est, en vérité, se brouiller pour rien.

Sources:

Journal de Paris, 25 juin 1818 page 3/4 ( en ligne)

Une visite à Charenton, folie-Vaudeville, en un acte, par Durieu, N. Gersin, Henri Simon et Carmouche (Frédéric)., Page 9 (en ligne)

https://francearchives.gouv.fr/facomponent/e4f644e3b3ca6a6b1ac68a57b4d2fdd34021a23f

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