On trouve la description d’un instrument semblable au Kaléidoscope dans un livre intitulé, La Magie Naturelle ou les Secrets et Miracles de la Nature, de Giambattista della Porta dont la première édition parut en latin à Naples en 1558 (J. B. Portæ Neapolitani magiæ naturalis libri Viginti). Il a été traduit en français à Rouen en 1631 en français classique. On appelait alors le Kaléidoscope, aussi appelé multiplicateur « polyphaton ». Ce passage a été traduit en français moderne dans une notice d’une séance publique de l’académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon du samedi 4 juillet 1818.

« On forme un miroir, nommé Polyphaton (multiplicateur), qui fait voir en s’ouvrant et se fermant, vingt images ou davantage d’un seul objet. Vous le construisez ainsi : Elevez perpendiculairement sur la même base deux miroirs rectangulaires de verre ou de métal, dont la longueur soit une fois et demie la largeur, ou dans une autre proportion quelconque, assemblez-les par un de leurs longs côtés, ensorte qu’on puisse les ouvrir ou les fermer comme un livre et faire varier leur angle, ainsi qu’on les construit ordinairement à Venise. Si vous présentez un objet à l’un d’eux, vous en verrez plusieurs et d’autant plus que l’angle de ces miroirs sera plus petit. Mais leur nombre diminuera à mesure que vous ouvrirez les glaces et à proportion que vous rendrez leur angle plus obtus. »
Sources:
Lettre de Charles Duhérissier de Gerville au rédacteur du « Journal général de France » le 14 septembre 1818, publiée dans le Journal général de France, 17 septembre 1818 pages 3 et 4

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